Stage : survivre au syndrome de l'imposteur
Le premier standup, j'écoutais les autres parler de event sourcing, CQRS, eventual consistency. Je hochais la tête. Je notais les mots pour les Googler le soir.
La spirale
Chaque review de code me terrifiait. « Et s'ils découvrent que je ne sais pas vraiment ? »
Je passais 3h sur des tickets que mes collègues bouclaient en 20 minutes. Pas parce que je n'étais pas capable — mais parce que je vérifiais dix fois chaque ligne avant de pousser.
Le déclic
Un jour, ma tutrice m'a dit :
« Tu sais pourquoi je te donne ces tickets ? Pas parce qu'ils sont faciles. Parce que je sais que tu vas les faire bien. »
J'ai compris que personne ne s'attendait à ce que je sache tout. Ils s'attendaient à ce que j'apprenne.
Ce qui m'a aidé
- Tenir un journal de wins. Chaque vendredi, écrire 3 trucs réussis dans la semaine.
- Demander des feedbacks concrets. « Qu'est-ce que je devrais améliorer ? » — pas « Est-ce que je suis nul ? »
- Pair programmer. Voir un senior galérer sur un bug, c'est libérateur.
La fin du stage
À la fin, j'ai présenté mon projet devant 30 personnes. J'avais encore les mains moites. Mais cette fois, je savais de quoi je parlais.
Le syndrome n'a jamais totalement disparu. Mais il fait moins de bruit.